Exercices d’ancrage en sophrologie

Retrouver de la stabilité quand tout bouge autour de soi.

Trois cartes Solidité intérieure au liseré abricot posées sur un rocher couvert de lichen
Gros plan sur la carte « Solidité intérieure — Je me sens stable quand tout bouge » et son exercice de la montagne
La carte d’ancrage « Chaque pas me relie à mes sens », posée dans la verdure

S’ancrer, c’est revenir dans son corps quand le mental s’emballe. Pas se calmer par la volonté : je n’ai jamais vu cela fonctionner, ni pour les personnes que j’accompagne, ni pour moi. Reprendre appui, plutôt, sur ce qui à cet instant précis ne bouge pas. Le sol sous vos pieds, le poids de votre bassin, le contact du dossier dans votre dos. C’est par là que commence le déroulement d’une séance, et c’est par là que vous pouvez commencer seul.

C’est une sensation avant d’être une idée. On ne se raisonne pas pour être stable : on le sent, et le reste suit. C’est pour cela que ces exercices passent tous par du concret : une montagne, un rocher au bord d’une rivière, des racines qui plongent dans la terre, un pas posé lentement devant l’autre. Rien d’abstrait, rien à comprendre. Des images que le corps reconnaît tout seul — c’est le principe de la visualisation, l’une des trois techniques de base de la sophrologie.

S’ancrer dans les périodes de changement

C’est celle vers laquelle on revient quand tout bouge en même temps. Une décision à prendre, un changement qu’on n’a pas choisi, une journée où l’on a l’impression de flotter un peu au-dessus de sa propre vie. Cette sensation-là, beaucoup me la décrivent avec les mêmes mots. Et je sais combien elle se dissipe vite dès qu’on repose les pieds, au sens propre, sur quelque chose de solide.

La simplicité de ces pratiques surprend souvent. Sentir ses appuis, poser ses talons, laisser le poids descendre : cela paraît trop peu pour changer quoi que ce soit. Puis on essaie un mardi matin compliqué, et on revient me dire que si, quand même, cela a tenu. C’est l’un des bienfaits de la sophrologie que l’on constate le plus vite.

Des exercices d’ancrage discrets, praticables partout

Aucun de ces exercices ne demande de fermer les yeux, de s’isoler ou d’y consacrer un quart d’heure. On s’ancre assis à un bureau, debout dans un ascenseur, en marchant vers un rendez-vous qui pèse. Personne autour ne voit quoi que ce soit, et c’est précisément ce qui les rend utilisables au moment où l’on en a besoin. C’est aussi pour cela qu’ils reviennent souvent dans mes interventions en entreprise.

L’ancrage est l’une des trois familles du jeu. Les deux autres travaillent autrement le même retour à soi : les exercices de respiration et les exercices de pleine conscience.

Les clés de la famille « Solidité intérieure »

Chaque carte porte une intention et l’exercice qui la met en pratique. En voici quelques-unes, telles qu’elles sont imprimées :

  • Le calme est en moi, la stabilité me soutient.
  • Je me sens stable quand tout bouge.
  • Chaque pas me relie à mes sens.
  • Je suis relié à la terre, stable et confiant.

Questions fréquentes

Le fait de reporter son attention sur les sensations du corps (le sol, le poids, les appuis) plutôt que sur le flux des pensées. C’est un déplacement d’attention, rien de plus mystérieux.

Oui, et plusieurs exercices sont écrits pour : pieds à plat, dos qui s’allonge, bassin qui se dépose. Personne autour ne voit quoi que ce soit.

Cela aide à ramener l’attention vers l’intérieur, mais ce n’est pas obligatoire. Les yeux mi-clos, ou le regard posé sans rien fixer, font le même travail.

Quand la journée s’accélère, avant un rendez-vous qui pèse, ou le soir pour poser ce qui s’est accumulé. Il n’y a pas de bon moment : il y a le vôtre.